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OMPREL - Web TV de Jean-Paul MAUDUY

10 Juin 2011

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Vidéo de Jean-Paul MAUDUY , Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Région Rhône-Alpes réalisée dans le cadre d'OMPREL, pour la Région urbaine de Lyon (RUL) : les pôles de compétitivité, le fait métropolitain en Région Rhône-Alpes, l'aéroport Saint-Exupéry. ITW Angèle BALEYDIER, Don Diego Productions.


Transcription textuelle

Web TV de Jean-Paul MAUDUY, Président de la CRCI Rhône-Alpes
Mercredi 16 mars 2011

Partenariat OMPREL, Observation Métropolitaine Partenariale de la Région Economique Lyonnaise

Agence d’urbanisme de Lyon, Angèle BALEYDIER

Q 1 : Parlons d’économie. Rhône-Alpes, c’est le paradoxe. Il y a une économie qui va bien avec les pôles de compétitivité, les nouvelles technologies, l’économie de l’environnement et en même temps, une région qui souffre parce qu’elle a encore une économie traditionnelle (métallurgie, etc…soumise aux délocalisations). Comment on réduit l’écart ?

R 1 : Ecoutez, vous avez raison de poser la question comme cela, parce que c’est bien de parler des pôles de compétitivité et c’est bien de dire qu’il peut y avoir aussi des entreprises où une économie comme cela…, j’y crois pas tellement vous savez Madame, dans les pôles de compétitivité, aujourd’hui par exemple, un très vieux métier chez nous dans le Rhône et en Rhône-Alpes, la vallée de la chimie. La vallée de la chimie est là sous nos yeux ; et bien, elle, avec les pôles de compétitivité, elle est en train de créer les métiers de demain, elle fait la chimie verte ; vous savez, ça c’est quelque chose qui est important : nos pôles de compétitivité sont en train d’enrichir à nouveau notre région Rhône-Alpes.

Q1’ ; Est-ce qu’on peut situer à peu près leur importance en Région Rhône-Alpes ?
R 1 ‘ : Bien sûr Madame, j’ai beaucoup de bonheur à vous le dire, c’est la région Rhône-Alpes qui a le plus de pôles de compétitivité de toute la France y compris devant la région parisienne, j’ai rien contre nos amis parisiens, c’est bien car c’est en Rhône Alpes

Q2 : Pour l’instant, les chambres de commerce, traditionnellement, il y avait des structures locales, départementales, infra-départementales. La structure régionale est plus récente. Comment vous vous adaptez à l’émergence de Pôles métropolitains ?

Oh vous savez la CRCI a 25 ans ! Elle ne date pas d’aujourd’hui, il y a une réforme profonde qui est en train de se faire, mais vous savez quand on croit que les choses vont changer, c’est sûr, à cette remarque près, que la primauté doit rester aux territoires. Ce sont les chambres de commerce et d’industrie territoriales qui doivent continuer à s’occuper des affaires sans arrêt, mais dans le même temps, je crois qu’il est convenable d’observer ; croyez-vous qu’il soit bien par exemple que nous ayons des services de comptabilité dans les 11 chambres de commerce en Rhône-Alpes. Je crois qu’il vaut mieux qu’il y en ait un pointu, efficace..service achats bref, des tas de services peuvent être regroupés, il y a autre chose assurément, quand même où il faut que le fait régional prenne le pas, observe l’international ; ça c’est quelque chose qui doit devenir tout à fait régional ; par exemple, il y a d’autres choses comme cela, mais le fait de l’international, de la recherche, du développement, il faut qu’il y ait un œil qui soit un peu plus large que chaque territoire.

Q3 : On parle de Clusters et de compétitivité ; de manière plus générale, y-a-t-il des champs nouveaux à observer ?  Dans ce cadre là, quels partenariats peut-on imaginer dans le champ de l’observation métropolitaine pour potentialiser toute la richesse des ressources d’information des chambres de commerce.

Il y a assurément au fait métropolitain quelque chose qui est terriblement important pour nos chambres de commerce ; pardonnez-moi, pour le monde économique et le monde de l’entreprise ; c’est assez clair pour moi ; quand on parle par exemple de territoire et de terrains, vous savez qu’on a des entreprises, et bien il faut bâtir, il faut construire ; si je regardais notre métropole régionale qui assurément et la Ville de Lyon, comment fait-on pour implanter aujourd’hui des usines ici ou là ? Là, c’est bonheur que d’avoir à côté de nous, et la région de Vienne et l’Isle d’Abeau, et st Etienne ; c’est là où il faut que nous soyons ensemble, à cette remarque près Madame, il ne s’agit pas du tout, pardonnez-moi le mot « d’aller les bouffer », non, il faut les prendre avec nous, les faire grandir sans arrêt ; plus on fera grandir les autres, plus notre métropole deviendra grande

Q4 : Il y a beaucoup d’initiatives sur l’entrepreneuriat, sont-elles efficaces ? Vous interrogez-vous sur les missions traditionnelles des chambres ?

R 4 : Je suis sûr d’une chose, c’est que CLEMENCEAU avait déclaré un jour que pour faire la guerre, il fallait pas forcément demander cela aux militaires ; est-ce à dire que pour faire l’économie, il ne faut pas du tout en parler aux entrepreneurs ; je crois qu’il faut faire attention à cela ; il est dans la nature des choses que les élus de la République, qu’ils soient communaux, départementaux, régionaux pensent au devenir économique de tous les territoires et c’est bien, mais il serait bien fondé, et je crois, qu’ils le font bien volontiers, il faut qu’ils utilisent sans arrêt les compétences de nos chambres de commerces et d’industrie ; je précise qu’elles sont d’industrie ; la région Rhône-Alpes étant toujours la première région industrielle de France, ça n’est pas complètement par hasard, alors ce que je souhaite, c’est que sans arrêt, sans arrêt, nos politiques nous appellent, avec eux, écoutent ce qui est de notre compétence, seulement ce qui est de notre compétence ; les chefs d’entreprise ne sont pas là pour faire la loi, pour légiférer, ce n’est pas le propos mais par contre pour ce qui est de la compétence des entrepreneurs, je crois qu’il faut simplement les écouter ; c’est plus facile ; et nous irons plus loin ; et ce qu’il faut pour eux, pour les politiques, il faut fédérer, fédérer sans arrêt, nous sommes à leur service ; que personne ne l’oublie, le seul endroit où on créée la richesse et l’emploi, c’est dans le monde de l’entreprise, mais nous sommes au service de notre région et par de là bien sûr, de la nation toute entière
Q 5 : Vous vous exprimez dans le Progrès du 1er février sur l’Aéroport St Exupéry, sur  le contournement de l’agglomération, quelles sont vos grandes lignes sur ces sujets et votre perception du rayonnement économique durable métropolitain ?

R 5 : Madame, sur les 2 questions que vous venez de me poser, je vais en prendre 2 tout de suite.
Il n’est plus possible que ne soit pas revu les problèmes de circulation chez nous en Rhône-Alpes et en particulier autour de Lyon ; ne pas rentrer dans le détail, tout le monde les connaît, ça n’est plus convenable pour notre région, ça n’est plus convenable pour notre pays.
Dans le même temps, vous parlez de St Exupéry, madame, St Exupéry, grâce aux gens qui se sont succédés ici, St Exupéry dispose de 2000 hectares de réserve foncière ; aujourd’hui St Ex, c’est à peine 8 millions de passagers ; il y a 75 millions de passagers à Paris, on ne sait plus comment faire, ça n’est pas bien, faut absolument qu’on fasse grandir notre aéroport St Exupéry.
Observez, on compare souvent la région Rhône-Alpes aux grandes régions aux grandes régions européennes, en particulier la Catalogne ; et bien en Espagne, il y a 2 aéroports, un à Barcelone, c’est 28 millions de passagers, c’est 4 fois St Exupéry et on veut demander à notre région d’être performante de la même façon, alors il faut que notre métropole, notre métropole qui est connue dans le monde entier, grandisse sans arrêt en faisant grandir les autres ; elle ne sera grande parce qu’elle aura fait grandir les autres, et dans le même temps, il n’est pas pensable qu’on puisse continuer à imaginer qu’on circule aussi mal autour de chez nous et que nous ayons tout ce qu’il faut pour faire un très grand aéroport, que ça ne le devienne pas, ça c’est punir Rhône-Alpes, punir la France et c’est ça que nous voulons, on a envie que ça brille partout, alors, je vous en prie Madame, n’entendez pas dans mon propos, la Métropole, c’est bien la région Rhône-Alpes, elles sont complémentaires, l’une fera grandir l’autre, peut-être qu’elles grandiront ensemble et ce sera la réussite

Jean-Paul MAUDUY, merci beaucoup d'avoir accordé cette interviex à OMPREL et l'Agence d'urbanisme de Lyon dans vos nouveaux locaux et ce magnifique bureau avec vue sur le Rhone et les Alpes.

Jean-Paul MAUDUY : merci mille fois